Le terme hygrothermie est la contraction des mots hygrométrie et thermique et fait donc référence, en physique, à la combinaison de l’effet de l’humidité et de la chaleur sur un corps.

Dans le bâtiment, il est généralement question de comportement hygrothermique de parois, ce qui consiste à étudier les performances d’une paroi soumise à des cycles de température et de migration de vapeur d’eau, lesquels peuvent engendrer des problèmes de condensation, de développements de moisissures, de tassement de matériaux isolants en vrac, etc.

Chez Objectif Zéro, les études hygrothermiques sont réalisées au moyen du logiciel WUFI Pro, lequel étudie de manière dynamique (heure après heure pendant plusieurs années) les variations de performances d’une paroi soumise à des climats intérieurs et extérieurs variables. Dans une volonté de partage et de formation du secteur au sens large du terme, notre savoir-faire et expérience sont accessibles gratuitement au travers d’outils d’aide à la conception telle que notre brochure « Comment isoler un mur en briques par l’intérieur ».

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus!

L’étanchéité à l’air d’un bâtiment rassemble toutes les mesures visant à réduire les pertes d’énergie par fuites d’air au travers de l’enveloppe du bâtiment. Ces fuites d’air sont plus communément appelées « courants d’air » et peuvent notamment être observées au contour d’une ouverture (fenêtre, porte,…) dans des bâtiments plus anciens. De plus petites fuites d’air peuvent être observées à chaque raccord entre deux éléments du bâtiment (fenêtres et parois, toiture et murs, murs et dalles,…) mais également en cas de percements de l’enveloppe du bâtiment (passage d’un conduit de ventilation ou d’un câble électrique). Des matériaux d’étanchéité à l’air, tels que des membranes, des adhésifs, un plafonnage ou encore certains panneaux, sont utilisés pour limiter au maximum ces différentes fuites d’air et ainsi contribuer tant au confort thermique de l’occupant qu’à la maîtrise de sa facture énergétique.

L’étanchéité à l’air d’un bâtiment se mesure au moyen du test d’infiltrométrie, appelé aussi « Blower door test ». Lors de ce test, un gros ventilateur est placé sur une ouverture du bâtiment afin de placer ce dernier en surpression ou en dépression. Grâce à la différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment, les fuites d’air sont plus facilement localisables et la mesure du débit de fuites total est possible. Ce débit de fuite s’exprime en m³/h.m² de paroi déperditive. Des indicateurs tels que le v50 dans la PEB ou le n50 dans le passif sont employés pour définir des critères de performance de l’étanchéité à l’air du bâtiment. A titre d’exemple, un bâtiment passif doit présenter un « n50 » inférieur ou égal à 0,6.

L’audit Logement est réalisé exclusivement par un auditeur agréé en Wallonie. Il consiste à émettre un avis relatif à la qualité énergétique d’un logement (maison unifamiliale, appartement, immeuble à appartement, …) existant et relatif à certains critères de salubrité ou de sécurité.

Au contraire de la certification PEB qui est obligatoire en cas de vente ou location, la réalisation d’un audit Logement est une démarche volontaire qui s’adresse aux propriétaires ou bailleurs. C’est également une démarche nécessaire dans le cadre de demandes de primes Habitation. La réalisation de l’audit peut également bénéficier d’une prime spécifique.

L’audit se base sur une analyse de l’enveloppe du bâtiment (murs, toitures, châssis, planchers,) mais également des systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire, de la ventilation et de certains critères de salubrité ou de sécurité (conformité de l’installation électrique/gaz, défaut de stabilité, d’humidité, etc…). Le rapport d’audit contient un scénario de rénovation chiffré et des explications relatives aux recommandations proposées. Il est accompagné d’une brochure détaillée.

Il existe 4 types d’audits déterminés en fonction du type de logement et des caractéristiques des installations de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire :

  • Type 1 : pour une maison ou un appartement possédant sa propre installation de chauffage. L’audit évalue les critères et performances de l’enveloppe et des systèmes ;
  • Type 2 : pour un appartement compris dans un immeuble avec une chaufferie collective. L’audit est limité à l’analyse des critères et performances de l’enveloppe ;
  • Type 3 : pour un immeuble à appartements mais dont chaque appartement possède son installation de chauffage. L’audit est « incomplet » car il évalue uniquement les critères et performances de l’enveloppe ;
  • Type 4 : pour un immeuble à appartements possédant une installation collective de chauffage. Cet audit est « complet » car il évalue les critères et performances de l’enveloppe et des systèmes.

Le responsable PEB s’engage à assumer au mieux sa mission en observant les règles de l’art.

Il est chargé :

  • d’évaluer le respect des exigences PEB sur base des éléments prévus par l’auteur de projet et le déclarant PEB,
  • de les conseiller sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir en cas de non-respect des exigences,
  • de générer le formulaire de déclaration initiale en prouvant le respect des exigences sur base des éléments prévus,
  • de constater les éléments effectivement mis en œuvre sur le chantier,
  • d’avertir le maître de l’ouvrage et l’architecte du risque de non-respect des exigences en cas de constatation de mise en œuvre inadéquate,
  • de calculer les exigences finales c’est-à-dire du bâtiment tel que construit,
  • de générer le formulaire de déclaration finale et le cas échéant, le ou les certificats PEB l’accompagnant (pour les unités PEB résidentielles).

Sa mission de conseil en cours de chantier est toutefois clairement limitée aux moyens mis à sa disposition : demandes du déclarant PEB ou de l’architecte sur des modifications de compositions de parois ou de systèmes, envoi de fiches ou détails techniques ou de photos de chantier pour avis, …

Dans l’exercice de sa mission, le responsable PEB pourra accéder librement au chantier s’il le souhaite ; il n’est toutefois réglementairement pas tenu d’effectuer un quelconque contrôle de chantier et ne pourra être tenu pour responsable de la réalisation de travaux qui diffèreraient des prévisions initiales et provoqueraient le non-respect des exigences.

Le responsable PEB n’est pas chargé des études techniques à proprement parler à charge d’un bureau d’étude externe désigné par le déclarant PEB et relatives au calcul de la performance des systèmes HVAC et électricité. Il est par contre chargé d’encoder les résultats dans le logiciel PEB et de conseiller le déclarant et les bureaux d’études sur les mesures à prendre en vue d’améliorer le résultat.

Sa mission ne porte que sur un modèle théorique et le responsable P.E.B. ne pourra en aucun cas être tenu pour responsable de l’absence de résultat, si celle-ci résulte de fautes d’exécution imputables à l’entrepreneur, ou de vices et défauts des matériaux utilisés. En outre, le responsable PEB ne sera jamais responsable des augmentations éventuelles du prix des travaux, nécessité par le respect des normes PEB en vigueur.

Le système de ventilation d’un bâtiment, qu’il soit de type A, C, C+ ou D, est utilisé pour garantir la qualité de l’air intérieur en évacuant les polluants (COV, CO2,…), les odeurs et l’humidité. L’absence de ventilation peut entraîner des inconforts d’ordre olfactif (odeurs) voire médical (CO2 et humidité) mais peut également causer des dommages à certains matériaux (moisissures). Qu’il soit naturel ou mécanique, le système de ventilation doit donc être efficace.

La première étape de cette efficacité est de dimensionner correctement le système par rapport aux débits nécessaires. Ces débits sont calculés selon une norme et sont définis en fonction du type d’espace (cuisine, salle de bain, chambre, etc.). En règle générale, l’air vicié est extrait des locaux humides et l’air neuf est amené via les locaux dits secs.

La seconde étape est de vérifier que les débits prévus par le concepteur sont effectivement rencontrés une fois le bâtiment occupé. Pour cela, un appareil de mesure, consistant en un cône et un anémomètre, est utilisé. Cet appareil est placé sur chaque bouche de ventilation pour mesurer le débit effectif. Ce mode de mesure le rend donc uniquement compatible avec les systèmes de ventilation C, C+ et D.

Le non-respect des débits prévus par le concepteur peut entraîner un dérèglement du système de ventilation. Une surpression au sein du bâtiment peut favoriser la dispersion de l’air à travers les locaux et entraîner des nuisances olfactives (ex : odeurs de nourriture en dehors de la cuisine) et freiner l’évacuation de l’humidité. Une dépression peut également être problématique en accélérant, par exemple, des entrées d’air extérieur par des imperfections dans l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment. De plus, un groupe de ventilation double flux déséquilibré entraîne une baisse du rendement de l’échangeur.

Intéressé d’évaluer la performance de votre système de ventilation ? Contactez-nous pour en savoir plus sur nos services !

Un pont thermique correspond à une partie de l’enveloppe d’un bâtiment où la résistance thermique, par ailleurs uniforme, est modifiée de façon sensible par :

  • La pénétration, totale ou partielle, de l’enveloppe du bâtiment par des matériaux ayant une conductivité thermique différente

et/ou

  • Un changement dans l’épaisseur de la structure

et/ou

  • Une différence entre les structures, intérieures et extérieures, comme il s’en produit aux liaisons paroi/plancher/plafond

Un pont thermique ou sa valeur Ψ est influencé par deux types de contraintes :

  • Les contraintes constructives – Les endroits où la continuité de l’isolant n’a pas été respectée. L’isolant étant localement absent, le flux de chaleur est sensiblement plus dense. Il est également possible de rencontrer une réduction de l’épaisseur de l’isolant (au droit d’une descente d’eaux pluviales encastrée par exemple)
  • Les contraintes géométriques – Ponts thermiques dus à la forme de l’enveloppe du bâtiment. Le pont thermique est alors considéré comme une correction de l’évaluation des déperditions du bâtiment par la somme des déperditions des surfaces de ce bâtiment. En effet, deux parois encodées (par une valeur U et une surface) ne répondent pas à la réalité bidimensionnelle (à savoir la jonction entre les deux parois où le flux n’est pas comparable). Dans certains cas, les déperditions déjà considérées lors du calcul surfacique peuvent être plus importantes que les déperditions réelles (principalement lors de la gestion des angles sortants).

On distingue selon la forme, les ponts thermiques dits linéaires (Ψ) qui se développent sur une longueur et les ponts thermiques dits ponctuels (χ) qui eux, se réfèrent à un point. Longtemps, ces points faibles du bâtiment ont été négligés mais à présent, et par le biais de la réglementation PEB notamment, il est obligatoire de les prendre en compte.

Un pont thermique est calculé à la fois pour corriger mathématiquement le calcul des performances d’un bâtiment mais également pour vérifier les températures de surface des matériaux impliqués dans le détail technique. Cela permet notamment de prévenir une éventuelle condensation et dégradation des éléments de construction.

Il existe plusieurs logiciels capables de calculer des ponts thermiques. Le plus répandu est le logiciel Therm (gratuit), lequel permet de calculer un pont thermique en 2D. Pour un calcul en 3D, un des logiciels utilisés est Trisco (payant).

Besoin de calculer un pont thermique ou d’être accompagné dans l’évaluation des risques de condensation d’un détail en particulier ?  Contactez-nous pour en savoir plus sur nos services !

De manière générale, on privilégiera toujours une isolation par l’extérieur mais dans certains cas, en raison de contraintes techniques ou urbanistiques, une isolation par l’intérieur s’avère nécessaire. Cette pratique n’est cependant pas sans risques et doit être correctement évaluée.

En isolant par l’intérieur, la paroi existante est privée des déperditions thermiques qui réchauffe ainsi moins le mur existant. S’il est constitué de briques anciennes, potentiellement plus absorbantes que des briques neuves, le mur peut se charger en humidité sous l’action de la pluie et présenter des dégâts par le gel (éclatement de la brique) en face extérieure ou une accumulation d’humidité dans l’isolant en face intérieure. Pour prévenir ce genre de problèmes, il est important de protéger le mur existant de la pluie et d’étudier le complexe isolant afin d’en valider le comportement hygrothermique.

Besoin de valider la composition de paroi d’un mur isolé par l’intérieur ? Consultez notre outil hygrothermique et contactez-nous pour en savoir plus sur nos services !

La construction ou la rénovation d’un bâtiment a deux impacts majeurs sur l’environnement :

  • la fabrication de matériaux et d’éléments nécessaires à sa construction et son fonctionnement
  • la consommation d’énergie durant son utilisation.

Depuis le début des années 2000, les réglementations n’ont cessé d’évoluer pour rendre les bâtiments de plus en plus performants. La conception passive a également permis de rendre les bâtiments plus sobres en énergie, au-delà même de leur performance en tant que telle.

Aujourd’hui, un bâtiment sobre en énergie a tellement réduit ses besoins en énergie de chauffage et de refroidissement que ces derniers sont devenus négligeables par rapport à l’énergie dépensée pour la fabrication des matériaux et la construction du bâtiment en lui-même.

Afin de rendre les bâtiments plus neutres sur le plan environnemental, il devient nécessaire d’évaluer les impacts environnementaux que peuvent avoir l’utilisation de certains matériaux. Ces évaluations guident les concepteurs dans leur travail afin d’effectuer des choix pertinents et réfléchis. Chaque bâtiment peut ainsi afficher un score, en relation avec l’ensemble des impacts environnementaux relatifs à sa construction, son utilisation et sa fin de vie. Actuellement, ces impacts environnementaux sont exprimés en équivalent CO2.

Outre le choix des matériaux, d’autres démarches devraient également être prise en compte dans l’impact global du bâtiment sur l’environnement. Parmi celles-ci, nous citerons :

  • L’usage de l’eau de ville et de l’eau de pluie
  • La manière dont la mobilité est intégrée au projet
  • La taille du bâtiment (raisonner la surface habitable au regard de l’espace territorial disponible)

Les pratiques évoluent constamment et intègrent de plus en plus de manières de concevoir, construire et habiter un bâtiment dans le respect de l’environnement dans lequel il s’inscrit.

Les matériaux de construction sont généralement considérés du « berceau à la tombe ». Ce terme, utilisé dans les méthodes d’analyse de cycle de vie, revient à dire qu’un produit est fabriqué puis détruit sans être recyclé ou revalorisé.

Dans l’économie circulaire, on pratique plutôt le « berceau au berceau ». Cela signifie qu’une matière première prélevée à la planète sera revalorisée au maximum voire à l’infini, en évitant autant que possible d’atteindre le stade de déchets. On entre ainsi dans une économie en boucle, l’origine même du concept de l’économie circulaire, où des notions telles que le réemploi, la réparation, le recyclage ou encore la remise à neuf forment le cœur d’un système écologiquement vertueux et en totale opposition à un modèle de gaspillage et de destruction de ressources naturelles limitées.

Pour approfondir le sujet, consultez notre article consacré aux principes de la circularité.